Chrétien de Troyes, l’inventeur du roman d’amour


Chrétien de Troyes, né vers 1135 et mort vers 1183, est considéré comme l’un des premiers écrivains de roman chevaleresque. Il serait originaire de Troyes.

La force de son œuvre est d’avoir repris les contes bretons et celtes du roi Arthur en les transposant selon les codes de la littérature courtoise. Au centre de sa poésie, le dilemme entre la loyauté chevaleresque -la raison- et l’amour véritable.

Avec son œuvre inspirée de la chanson de geste, mais plus encore d’Ovide, Chrétien de Troyes place le beau et le sentiment amoureux au centre de l’art occidental. Ses textes diffusent les valeurs d’un romantisme inédit, d’autant plus qu’il fait aussi l’éloge de l’amour charnel.

 Le Conte du Graal

 

Aujourd’hui, on ne sait presque rien de la vie de Chrétien de Troyes sauf ce qu’il en a lui-même dit dans ses romans ; dans le prologue et à la toute fin de ses ouvrages, il se désignait sous le nom de Chrétien de Troyes, ce qui donnerait quelques informations sur sa ville natale. Mais aussi, dans certains de ses recueils, il affirme avoir écrit sous le commandement de la dame de Champagne, fille d’Aliénor d’Aquitaine et de Louis VII. Dans le prologue de sa dernière œuvre, il indique être au service de Philippe d’Alsace, le comte de Flandre mais aussi le prétendant de Marie de Champagne.

L’œuvre de Chrétien de Troyes est liée à la légende du roi Arthur. Il s’agit de légendes celtiques ayant pour cadre la cour du roi Arthur, un chef celtique héros de la résistance des Bretons à l’invasion de leurs îles par les Anglos et les Saxons au VIe siècle. Le cadre géographique où évoluent ses héros -l’Irlande, la Cornouaille, le Pays de Galles, l’Armorique- est le monde celtique, celui qui a échappé en grande partie à la civilisation romaine ou aux invasions germaniques. Ses personnages (Yvain, Lancelot, Perceval…) sont ceux des chevaliers de la Table Ronde, les héros des légendes arthuriennes. Il utilise également des détails féériques et merveilleux qui sont une des caractéristiques des légendes celtiques.

Les héros de Chrétien de Troyes vivent dans un milieu raffiné, où la brutalité chevaleresque que l’on rencontre dans les Chansons de Gestes du siècle précédent a cédé la place à des relations dominées par l’amour courtois et la figure de la dame aimée. Les chevaliers cessent de se battre pour défendre leur honneur, pour le service de Dieu ou de leur suzerain. Désormais ils sont soumis aux caprices de leur dame et doivent accomplir les exploits qu’elle exige comme preuve de leur amour. Il s’agit d’une influence occitane, celle de la société des troubadours qui s’est développée dans le sud de la France. La reine Aliénor d’Aquitaine et ses filles Marie de Champagne et Aélis de Blois, émigrées par mariage dans la France du nord et même en Angleterre, sont entourées de poètes, de musiciens. La production de ces derniers est centrée sur la mise en scène des sentiments amoureux , des conflits entre l’amour et le devoir, thèmes qui sont ceux des romans de Chrétien de Troyes qui fréquente ces milieux aristocratiques.

Le dernier roman, celui de Perceval et de la conquête du Graal, mêle à des aventures romanesques et courtoises une inspiration chrétienne très présente.

L’œuvre de Chrétien de Troyes est fondée sur le thème du conflit entre l’amour de la dame et le goût pour l’aventure chevaleresque. Dans Erec et Enide, son premier roman, le héros Erec, par ses exploits, conquiert la femme aimée. Mais il se ramollit dans la vie familiale et est accusé de lâcheté. Aussi il repart à l’aventure mais cette fois en obligeant sa femme à le suivre.

Dans Le chevalier au lion, Yvain préfère l’aventure à l’amour. Après de multiples exploits il n’est pardonné qu’en restant tranquillement auprès de sa dame.

Dans le Chevalier à la charrette, Lancelot, le modèle des chevaliers, sacrifie son honneur et risque sa vie pour l’amour tyrannique voire capricieux de la reine Guenièvre.

En plus d’être un écrivain exceptionnel, Chrétien de Troyes a un style bien à lui qui distingue ses ouvrages des autres auteurs médiévaux. En effet, il donne aux romans courtois une dimension plus contemporaine en confrontant les personnages à de rudes épreuves mais aussi à une situation inédite : celle qui met en scène de vaillants chevaliers devant choisir entre leurs devoirs et leur amour.

 

Source

 

 

Extrait d'Erec et Enide

C’est peut-être de l’amour


C’est ce que dit le titre de la chanson.
Mais moi je sais que c’est de l’amour…

TAL VEZ ES AMOR

Chayanne

 

 

 


No sé decir lo que me gusta de ti
Algo me mata pero me hace vivir
Tal vez es amor

Es tu mirada o tu forma de estar
O la tristeza que me das si te vas
Tal vez es amor, quizas..

No sé porque todo me sabe a ti
Una palabra, un verso, una cancion
Es un misterio de mi corazon
Que no me quiere ni contar a mi

(chorus)
Vivo contigo, es es el sueño que yo tengo siempre
Vivo contigo, no encuentro otra forma mejor de vivir
Yo no sé si es amor por ti..
Me temo, me temo que si…
(bis)

Es tu mirada o es tu forma de estar
O la tristeza que me das si te vas
Tal vez es amor, quizas..
No sé porque todo me sabe a ti
Una palabra, un verso, una cancion
Es un misterio de mi corazon que no me quiere ni contar a mi

(chorus)
Yo no sé si es amor por ti..
Me temo, me temo que si…

Une idée intéressante à ne pas ranger au fond du placard


En 1925, Claude Gevel, du Petit Parisien, anticipant la pénurie de carburant qui affectera selon lui le monde de 1975, décrit l’automotive en laquelle il voit la solution non dénuée d’humour qu’aura alors trouvé un astucieux inventeur pour diminuer la consommation des véhicules de 80 %.

Dans le numéro du journal Science et Vie du 30 mai 1975, on peut lire à la rubrique Projets et Découvertes cette information sensationnelle dont le caractère pratique, d’intérêt hautement général, n’a sans doute pas échappé aux lecteurs :

"L’invention que vient de mettre au point l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées X (il nous prie de taire encore son nom par cette horreur de la réclame qui caractérise des savants de notre République communisto-libérale) va permettre de réaliser un immense pas en avant à la question si délicate des transports et communications. Elle est déjà du reste passée à la période de réalisation, grâce à une puissante société qui a obtenu tous pouvoirs et autorisations nécessaires pour l’exploiter. 

M. X. que son travail en semaine et son plaisir le dimanche obligent à circuler constamment sur nos routes, a constaté, comme chacun de nous a pu le remarquer, qu’elles étaient encombrées par une suite ininterrompue d’automobiles, se succédant à une distance variant entre vingt à cinquante centimètres. Chacune de ces voitures a naturellement son conducteur et fait sa dépense personnelle d’essence, huile, etc.

Ce moyen de circuler avait peut-être sa raison d’être il y a vingt, trente ou cinquante ans, lorsque les véhicules automobiles, en nombre notablement inférieur à celui d’aujourd’hui, se suivaient à quelque vingt mètres d’intervalle, comme cela ce passait, paraît-il, vers 1925. Mais de nos jours, outre la fréquence d’accidents causés par une énorme succession de voitures indépendantes et si rapprochées, il y a une grave question qui se pose, celle du carburant dont la quantité diminue dans le monde entier de façon inquiétante.

Le projet de M. X va permettre de remédier à ces deux inconvénients. Il a inventé en effet une voiture motrice de très forte puissance qui se placerait en tête du convoi des voitures particulières et à laquelle il suffirait de relier, par un système d’attaches mobiles, les voitures l’une après l’autre pour que la motrice, à laquelle M. X donne le nom d’automotive, se charge d’entraîner une vingtaine de véhicules. La dépense de carburant sera, d’après les chiffres de M. X, réduite de 80 %. Elle serait comme de juste répartie entre les occupants des voitures entraînées.

Il y aurait pour chaque route un nombre de voyages fixes, à des heures connues d’avance aux points de départ et d’arrivée. Certains voyages se feraient directement entre deux grandes localités. Des arrêts seraient prévus pour les autres. La société, qui ne recule devant aucune hardiesse, envisage aussi la possibilité de diminuer considérablement l’usure si coûteuse et des routes et des pneus.

A cet effet, elle est en pourparler avec l’Administration pour obtenir la concession des bas-côtés de chaque route importante, où elle établirait deux lignes ferrées sur lesquelles les voitures rouleraient dans des conditions de douceur et d’économie inégalables. Où s’arrêtera l’esprit d’invention et d’initiative des êtres humains ?".

 

Source

 

 

Automotive