Faudra-t-il faire ce choix un jour ?


 

Mon avis personnel est que si on suppose que l’enfant vient au monde avec une prédisposition à la violence, une éducation faite dans l’amour et l’apprentissage de certaines valeurs fondamentales -tels le respect des autres et le droit inaliénable à la vie- doit pouvoir, en principe, vaincre cette prédisposition. Mais plus sûrement, nous devenons tout simplement ce qu’on nous enseigne.

 

Joyeux chocolat


 

 

Pâques

 

Au bord du toit, près des lucarnes,
On a repeint les pigeonniers,
Et les couleurs vives vacarment
Depuis les seuils jusqu’aux greniers.

 

Et c’est le vert, le brun, le rouge,
Sur les pignons, au bord de l’eau,
Et tout cela se mire et bouge
Dans la Lys, la Durme ou l’Escaut.

 

On bouleverse les cuisines :
Des mains rudes, de larges bras
Frottent les antiques bassines,
L’écuelle usée et le pot gras. Sur les linges, les draps, les taies,
Qu’on sèche à l’air vierge et vermeil,
Pleuvent, partout, le long des haies,
Les ors mobiles du soleil.
 

Là-bas, au fond des cours, s’allument
Faux et râteaux, coutres et socs.
Comme de hauts bouquets de plumes
Sur les fumiers luisent les coqs.

 

Pâques descend sur le village :
Tout est lavé, même l’égout;
Et l’on suspend l’oiseau en cage,
Près de la porte, à l’ancien clou.

 

Emile Verhaeren

 

 

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Les gestes qui fâchent à l’étranger


Faire du pouce est un geste que l’on effectue spontanément pour faire de l’auto-stop. Or, au Moyen-Orient, il acquiert une toute autre dimension : il revient à faire un doigt d’honneur ! Et en Grèce ou en Sardaigne, il est perçu comme une invitation sexuelle.

La moutza : ce geste est la plus traditionnelle et la plus grave des insultes en Grèce. En effet, tendre ainsi sa paume en avant dans la direction d’une personne signifie qu’on la maudit, elle et sa famille, pendant cinq générations. Dans sa version encore plus offensante, on utilise les deux mains pour doubler le geste, en claquant la paume d’une main contre le dos de l’autre, en direction de son destinataire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Planter les baguettes dans le riz : au Japon, il est recommandé de bien se tenir à table. Il n’y a pas mort d’homme, penseriez-vous. Hé bien si : s’il y a bien une chose à proscrire, c’est de planter ses baguettes dans le bol de riz car ce geste signifie que quelqu’un est mort. Il est également préférable de se tenir droit à table, de ne pas se passer des aliments de baguettes à baguettes et de ne pas parler trop fort.

Le V de victoire : ne criez pas victoire trop vite, surtout si vous êtes un fan de football américain et que vous vous trouvez en Espagne, dans les pays baltes, au Brésil, en Colombie, en Italie ou au Portugal. En fait, ce geste est une manière simple et spontanée d’annoncer à un tiers que sa femme lui est infidèle. Ce signe, "Corna" (les cornes), remonte à 2 500 ans et représente les cornes du taureau qui est communément castré afin de le rendre plus calme.

Les mains sur les hanches : discuter les mains sur les hanches est un réflexe que l’on peut avoir l’habitude de prendre dès que l’on se livre à une discussion passionnante avec son interlocuteur. En Indonésie, il faudra s’abstenir de ce geste car c’est ainsi que l’on défie quelqu’un avec qui l’on a envie de se battre.

Le signe du zéro : ce geste a de multiples interprétations dans le monde, toutes plus différentes les unes des autres. Pour les Français, former un cercle avec son pouce et son index veut dire zéro, en gros nul. Au contraire, aux Etats-Unis, cela signifie OK. En Allemagne, faire ce geste c’est prendre quelqu’un pour un idiot. Au Japon, c’est un geste qui indique que l’on va parler argent. En Turquie ou au Brésil, il symbolise le sexe féminin. Attention : en Tunisie, il s’agit d’une menace de mort.

Montrer du doigt : déjà que ce geste peut être limite chez nous, désigner quelqu’un du doigt en Indonésie est totalement proscrit. Cette attitude est considérée comme agressive, exprimant la colère. Il faudra substituer le doigt par la main en faisant un geste ample. Autres choses à savoir : il vaut mieux éviter de toucher quelque chose de la main gauche car c’est celle dont on se sert aux toilettes, ainsi que de toucher la tête des enfants, considérée comme sacrée.

Aider une femme à porter son sac : les règles de courtoisie envers la gent féminine sont bien différentes d’un pays à l’autre. Un homme qui propose à une femme de lui porter son sac ou de lui offrir sa place dans le bus sont des gestes courtois en occident. Il en est une toute autre interprétation en Inde : ces gestes sont perçus comme étant particulièrement insultants.

Les mains sur la table : s’il est d’usage de garder les mains sur la table en Europe, le Royaume-Uni déroge à cette règle. Chez les Anglais, qui gardent toujours une main sur les genoux pendant qu’ils mangent, cela est très mal vu. Cette attention particulière fait partie de tout un savoir-vivre représentatif du célèbre flegme britannique.

Se pincer le nez : il nous arrive de plaquer notre nez ainsi entre l’index et le majeur lorsque l’on est dérangé par une odeur. Dans le sud de l’Italie, ce geste a une toute autre signification : il veut dire que vous trouvez la personne indigne de confiance, l’informant que vous avez compris sa tentative de tromperie.

Les cinq pères : en Arabie Saoudite, évitez de vous amuser avec vos doigts car le geste des cinq pères, qui consiste à tapoter son index gauche contre les cinq doigts de la main droite rassemblés, est une insulte extrême qui provoquera sûrement de la violence. En effet, il accuse la mère de l’intéressé d’être une putain, les cinq doigts de la main droite représentant les cinq pères et l’index, le fils.

Montrer son coude : dans de nombreux pays d’Amérique Latine et au Mexique, le coude est associé à l’avarice. Au Mexique, l’avare est décrit comme "muy codo", ce qui signifie littéralement "très coude". En somme, si vous faites ce geste devant quelqu’un, cela veut dire que vous le trouvez radin. Pour renforcer le geste, il est d’usage de taper le coude sur la table.

Joindre l’extrémité de ses mains : utilisé en Grèce, autant par les hommes que les femmes, ce geste signifie que vous ignorez la personne à laquelle il est adressé. Il est traditionnellement accompagné de la phrase "st’arxidia mou" qui signifie "je l’écris sur mes testicules." Là encore, c’est une menace particulièrement métaphorique.

Se ronger le pouce : en Inde et au Pakistan, ce geste, qui peut vous sembler anodin si vous ne vouliez qu’enlever une peau morte ou un bout d’ongle à votre pouce, a un effet rapide et sévère. Il signifie que vous insultez non seulement votre hôte, mais sa famille entière. Ce geste s’appelle en fait "Cutis" et il s’agit de serrer sa main en poing en faisant sortir le pouce hors des dents de devant en s’écriant "Cutta !" ("Va te faire foutre !"). Cette offense vous fera éjecter des lieux illico.

 

Source

 

Un trait d’humour


 

Un samedi déjà bien entamé, un week end ensoleillé.

Je suis seule, dans la tranquillité de mon appartement. Je mets ma recherche de travail entre parenthèses jusqu’à lundi.

Je vous souhaite une excellente soirée en espérant que vous allez tous bien.

La Closerie des Lilas


A la fin du XIXe siècle, la Closerie des Lilas n’est encore qu’un simple relais de poste. A vrai dire, c’est surtout le bal Bullier, situé à quelques pas, que l’on vient fréquenter. On y trouve Zola, Cézanne, Gauthier ou encore les frères Goncourt.

Mais au début du siècle suivant, Paul Fort décide de profiter de la terrasse de la Closerie pour y jouer aux échecs avec Lénine et organise chaque mardi des rendez-vous littéraires avec ses amis. L’endroit devient LE café de Montparnasse à fréquenter. On peut désormais y rencontrer Apollinaire et son ami Alfred Jarry. Pour l’anecdote, l’histoire raconte que Jarry s’assit un jour à côté d’une femme qui l’ignora. Vexé par l’attitude de cette dame, Jarry dégaina son revolver et tira dans le miroir en déclamant : "Mademoiselle, maintenant que la glace est rompue, causons !".

Devenu l’endroit à la mode, la Closerie accueillera également les peintres du Bateau-Lavoir et l’on raconte que la fin du mouvement dada y a été décidée après une dispute entre Breton et Tzara. 

Mais la Closerie est aussi le point de rendez-vous d’auteurs américain comme Fitzgerald et Miller, et fait également partie des cafés de prédilection d’Ernest Hemingway.

 Closerie

Fin XIXe, relais de poste sur la route de Fontainebleau, la Closerie des Lilas est le premier de tous les cafés qui firent la réputation du quartier de Montparnasse. Sa gloire et son nom lui viennent de sa promiscuité avec le bal Bullier qui était alors le plus célèbre bal de Paris, dressé au milieu d’un jardin de lilas. Le tout-Paris se presse pour danser le quadrille dans ce décor digne des Mille et une Nuits. La bourgeoisie s’encanaille auprès d’artistes désargentés, de danseuses affriolantes et d’anonymes émerveillés. La Closerie devient le lieu de ralliement d’avant ou d’après bal ; Emile Zola y entraîne son ami Paul Cézanne, Théophile Gautier et les frères Goncourt sont des fidèles. Le ton est donné.

Au début du XXe siècle, Paul Fort pousse la porte de la Closerie des Lilas et s’y installe. On le voit en terrasse jouer aux échecs avec Lénine. Paul Fort est un prince, le prince des poètes. Il succède ainsi à un autre habitué du lieu : Paul Verlaine. Chaque mardi, dans la grande salle du rez-de-chaussée, il réunit ses amis, hommes de lettres. Ensemble, ils confrontent leurs opinions, échangent des poèmes, déclament des vers à l’assemblée. Apollinaire les rejoint et leur présente Alfred Jarry, créateur de la pataphysique. Ces réunions dépassent très vite le simple cadre de Montparnasse : les peintres du Bateau-Lavoir se mêlent admirablement aux jeux des mots des poètes de la Closerie.
Les mardis de la Closerie deviennent le rendez-vous international de la pensée.
Entretemps Paul Fort, Moréas et Salmon créent la revue littéraire Vers et Prose, un monument des lettres françaises. Vers et Prose reçoit d’illustres signatures : Maeterlinck, Stuart Merrill, Barrès, Gide, Maurras, Jules Renard, Apollinaire.
En 1922, à la Closerie des Lilas, une dispute entre Tristan Tzara et André Breton marque la fin du mouvement dada à Paris.
Si la Closerie est la scène où se joue le destin du dadaïsme, elle devient bientôt celle où éclate, de manière spectaculaire, le scandale du surréalisme.
En Amérique, il y a la prohibition. En Europe, on peut boire en paix et la vie n’y est pas si chère ; la Closerie devient un des hauts lieux de la colonie américaine. Hemingway , Fitzgerald, Miller… prennent leurs quartiers à la Closerie des Lilas. Hemingway dira : "Il n’était pas de bon café plus proche de chez nous que la Closerie des Lilas, et c’était l’un des meilleurs cafés de Paris. Il y faisait chaud l’hiver ; au printemps et en automne, la terrasse était très agréable".

Venus du monde entier, chantres du classicisme, fervents du surréalisme, princes du cubisme, ont donné à la Closerie ses lettres de noblesse. La Closerie des Lilas devient le théâtre des pensées les plus vives de son époque.

Au long d’un siècle et demi, tous les plus grands poètes, tous les plus beaux esprits, tous les talents des arts, y reconstruisent le monde à la mesure de leur démesure. Modigliani, Paul Fort, André Breton, Aragon,Van Dongen, Picasso, Jean-Paul Sartre, André Gide, Paul Eluard, Oscar Wilde, Beckett, Man Ray, Ezra Pound et tant d’autres.

 

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