La Lorraine a connu de nombreux individus curieux ou pittoresques et autres originaux ; certains s’appuyaient sur leur physique particulier pour accéder à la célébrité. Dans cette dernière catégorie, nous pourrions citer Jules Adrien Esmilaire, originaire de Croismare près de Lunéville. Ce petit bonhomme de 70 cm fut embauché par Taylor Barnum pour se produire dans son cirque. Arsène Rémond de Fontenoy-le-Château (Vosges) quant à lui fut désigné “l’homme le plus gros du monde”. Il pesait 169 kg ! Avec Nicolas Ferry dit Bébé, bouffon à la cour de Stanislas Leczinski, Clémentine Delait est certainement une de ces figures régionales qui demeurent parmi les plus connues grâce, notamment, à de nombreuses cartes postales éditées à son effigie et sur lesquelles elle n’hésitait pas à se mettre en scène.
Clémentine Clatteaux est née le 5 mars 1865 en Lorraine au lieu-dit l’abbaye de Chamousey près de Charmes (Vosges). Dès l’adolescence, sa barbe pousse et elle se voit contrainte de la raser. Pour ses 20 printemps, elle épouse M. Delait, boulanger. Le couple tient un café-boulangerie à Thaon-les-Vosges.
A la suite d’un pari avec un client, Clémentine décide de ne plus se raser. Le succès est immédiat, le bistrot ne désemplit plus. En commerçante avisée, elle entrevoit l’opportunité de rebaptiser son affaire. Dorénavant les Thaonnais fréquenteront assidûment le “Café de la Femme à Barbe”.
Clémentine s’illustre également dans la publicité et la communication. Elle fait imprimer des cartes postales la représentant, plus de quarante modèles distincts. Les curieux peuvent la découvrir en simple portrait ou dans des tableaux illustrant la Femme à Barbe dans différentes activités. La confection d’une série de ces cartes postales est même confiée à A. Breger Frères éditeur à Paris. Petite anecdote : la loi du 26 Brumaire an IX de la République (soit dit en passant toujours en vigueur) interdit aux femmes françaises le port de vêtements masculins : “toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l’autorisation”. Si cette loi est de nos jours tombée en désuétude, à l’époque le peintre Rosa Bonheur et l’écrivain George Sand avaient dû se soumettre à cette autorisation pour porter le pantalon. Pour pouvoir poser habillée en homme à des fins commerciales, Clémentine dut obtenir une autorisation exceptionnelle délivrée par Emile Combes, Ministre de l’Instruction Publique sous la présidence de la république de Félix Faure.
Les affaires du couple Delait vont bon train. La mention “Exiger le cachet de Mme Delait” imprimée sur certaines cartes postales ne laisse aucun doute sur la volonté de Clémentine de faire commerce de son étonnante physionomie. A l’issue de la première guerre mondiale, au cours de laquelle elle s’illustre à la Croix Rouge, sa renommée est grande. Elle est même sollicitée pour s’exhiber aux Etats-Unis. Clémentine décline ces offres pour rester auprès de son mari malade et de leur fillette adoptive. Toutefois, à la mort de son mari en 1928, elle va accepter pendant quatre ans des tournées où elle voyage avec “son enfant-chérie” : Paris, Vichy où se déroule sur l’hippodrome le Prix de la Femme à Barbe, les Pays-Bas et l’Angleterre ont droit à la visite de Clémentine. De passage à Epinal, elle n’hésite pas à se faire photographier dans la cage aux fauves d’un cirque.
Clémentine Delait décède en 1939. “Ma vie modeste a été sans reproches. J’ai l’estime de tous mes compatriotes” assure cette femme de caractère avant de demander que soit écrit sur sa tombe “Ici gît Clémentine Delait, la Femme à Barbe”. Dans ses Mémoires, elle précise qu’elle dira à son hôte : ”Mon vieux Saint Pierre, je parie 50 francs qu’il n’y a pas une barbe aussi belle que la mienne dans ton paradis”.
Source : http://www.lorraine-cafe.fr
Les prévisions des experts sont inquiétantes : le réchauffement climatique aura de terribles impacts aux alentours de 2040.
Selon un rapport du Commissariat Général au Développement Durable, les feux de forêt vont se généraliser, principalement dans la partie Nord de l’hexagone (Ile de France, Centre, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne).
Les espèces d’arbres qui croissent plus rapidement quand l’hiver est doux et l’été très chaud vont profiter du réchauffement. Le chêne vert par exemple, arbre rustique typiquement méditerranéen, pourrait remonter jusqu’à la Loire.
De nouvelles espèces vont «envahir» la France. C’est déjà le cas avec le moustique qui transmet le chikungunya dans le Sud. Certains spécialistes pensent que d’ici à 2040, la dengue et le paludisme pourraient faire leur arrivée.
14 des 15 dernières années figurent parmi les lus chaudes en France depuis 1850. Et selon le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du Climat), l’été de la canicule 2003 passerait pour un été moyen en 2040, et même frais en 2060.
La baisse du niveau des rivières en été et en automne entraînera un assèchement de la Seine qui perdrait entre 20 et 40 % de son débit d’ici à 2100. En conséquence, en 2050, les nappes phréatiques s’asséchant, l’eau potable coûtera plus cher.
Aujourd’hui, 143 stations de ski ont un enneigement suffisant. Dans le cas d’une hausse de 2° d’ici à 20 ans, leur nombre chuterait à 96. Quant aux glaciers pyrénéens, ils pourraient avoir totalement disparu en 2050.
Les médicanes (les ouragans méditerranéens) devraient devenir plus fréquents dans le Sud Est. Les risques d’inondations et de crues urbaines vont également augmenter.
Une note d’humour ?
Pour les plus jeunes d’entre nous, tout cela sera vérifiable (ou non) si nous survivons au 21 décembre 2012, date que les Mayas ont prédite comme la fin du monde…
Source : Téléstar n° 1838


Aujourd’hui, à une heure du matin, ma soeur a donné une petite soeur à Anaïs. La tata est ravie
C’est que du bonheur pour tout le monde !
L’entrée dans la vie est merveilleuse et attendrissante. Je souhaite qu’Anaïs et ? (le papa n’arrive pas à se décider sur le prénom lol) soient heureuses et épanouies.
J’embrasse très fort ma soeur que j’aime profondément.
Et je vous laisse avec cette vidéo, toute mignonne.

Au hasard de mes promenades sur le net, j’ai trouvé ceci.
Retour dans les années 40, pendant la guerre.
Le Lockheed Air Terminal de Burbank a été non seulement le principal aéroport de Los Angeles, mais une installation massive qui a produit des appareils de combat de la classe P-38 au bombardier B-17.
Situé en pleine ville, il a été jugé vulnérable aux bombardiers japonais. Plutôt que de déplacer l’installation, on eut l’idée géniale de cacher l’aéroport à la vue de tous. Ci-dessous, une photo de l’installation d’origine.
Et maintenant, une photo de ce qui était les pistes, les bâtiments de production et les terminaux et les parcs de stationnement, la maison ayant été rajoutée pour augmenter l’impression d’un paysage de champs de luzerne. Un trompe l’œil parfait.
Et sous les champs :
La principale usine de Lockheed et les pistes ont été conçues pour apparaître aux yeux de tous comme des champs de céréales et de luzerne grâce à un système filet imitant les champs. En outre, un système d’écran anti-fumée pour que les fumées s’échappant de l’usine ne se répandent pas dans les airs.
Simple et ingénieux.
Alice Herz-Sommer est une femme extraordinaire et stupéfiante.
Alice Herz-Sommer a fêté ses 108 ans le 26 novembre 2011.
Aujourd’hui, elle est la dernière personne vivante sur la planète qui peut prétendre à la fois avoir été une amie proche de Franz Kafka (1883/1924) et s’être assise sur les genoux d’un ami de sa mère, Gustav Mahler (1860/1911). Mais ce qui fait vraiment qu’Alice se démarque est son optimisme extraordinaire et son absence totale de haine et d’hostilité envers ceux qui avaient le pouvoir de mettre un terme à sa vie et à celle de ses proches.
Alice Herz-Sommer a 108 ans. En plus d’être la deuxième personne la plus vieille vivant à Londres, elle est la plus ancienne survivante de l’holocauste.
Comme on peut s’y attendre, Alice est unique. Elle vit seule dans un petit appartement et passe des heures chaque jour à son piano, jouant Bach et Beethoven. Alice a été une pianiste de concert célèbre, jouant devant un public enthousiaste. Mais bien sûr, tout cela c’était avant… Avant que les lumières se soient éteintes dans toute l’Europe et que le continent soit plongé dans des années de misère et de conflits amers.
Tchèque de naissance, Alice a subi des expériences qu’aucun être humain ne devrait avoir à endurer. Elle a vu sa mère et son mari partir à Auschwitz et encore aujourd’hui, elle parle de ces moments avec une absence de malice et une grâce tranquille qui gagne les cœurs de tous ceux qui l’écoutent. Avec Raphaël, son fils de six ans, Alice a été internée dans le camp de concentration de Theresienstadt. Ses souvenirs les plus tenaces sont son impuissance et son incapacité à nourrir son enfant ; elle aurait voulu pouvoir répondre aux incertitudes et à la peur qui naissaient chaque jour du cauchemar indescriptible de l’holocauste.
Pourtant, Alice a trouvé un moyen de survivre à la terreur des camps, un moyen de regarder au-delà des horreurs quotidiennes, un moyen de se rappeler la joie, la pureté, la noblesse de l’Homme. Alice a survécu à travers la musique. Encore aujourd’hui, elle parle avec une grande fierté et passion de la centaine de concerts qu’elle a donnés à l’intérieur du camp de concentration et elle compare cette expérience, tant pour les artistes-interprètes que leur public emprisonné, comme proche du divin. Alice est sans équivoque quand elle affirme que la musique lui a permis de conserver la santé mentale et la vie tout en apportant l’espoir aux milliers de déportés. A 108 ans, Alice ne se lasse pas de dire : “La musique m’a sauvé la vie et la musique me sauve encore”.
Quand elle joue Schubert et Beethoven, c’est dans un style que le monde a oublié depuis longtemps. C’est le style de son mentor et professeur, le majestueux Artur Schnabel ; un style évoquant des temps plus heureux et plus confiants, un style qui aujourd’hui évoque la nostalgie et les déchirures.
Malgré les terribles épreuves, Alice insiste sur le fait qu’elle n’a jamais, jamais haï les nazis et qu’elle ne les haïra jamais. Certains voient dans sa tolérance et sa compassion une sainte bénie par le don du pardon, mais Alice est beaucoup plus pragmatique. Elle en a vu assez dans sa vie pour savoir que la haine nourrit l’âme de celui qui hait. Elle rit facilement et reste coquette en présence des hommes. Avec sa mémoire remarquable, elle est capable de gérer ses journées seule, sans aide-mémoires ou l’assistance d’une secrétaire. Elle parle souvent de ses entretiens avec des journalistes, des étudiants, des musiciens et à peu près n’importe qui d’autre qui comprend et aime la musique.
Et c’est de la musique qu’Alice tire son optimisme suprême. Avec fierté, elle aime dire : “J’ai vécu de nombreuses guerres qui m’ont pris beaucoup de ceux que j’aimais, y compris mon mari, ma mère et mon fils bien-aimé. Pourtant, la vie est belle, et j’ai tellement de choses à apprendre et à profiter qu’il n’y a pas de place ni de temps pour le pessimisme et la haine”.
A ce jour, Alice Herz-Sommer joue encore de la musique dans les soirées avec ses quelques amis restants. A l’approche de son 107e anniversaire, elle a dit : “J’ai eu une vie si belle. Et la vie est belle, l’amour est beau, la nature et la musique sont magnifiques. Tout ce que nous vivons est un cadeau, un cadeau que nous devrions chérir et transmettre à ceux que nous aimons”.
N’est-elle pas merveilleuse ?